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Écrit par BSOA   
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Le paramoteur, l'aéronef magique :

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Le paramoteur est à l'aviation ce que le VTT est aux véhicules terrestres. Encombrement faible, facilement démontable, il se transporte aisément dans le coffre d'une voiture ou dans la soute d'un avion. En une dizaine de minute tout est monté et prêt à décoller !

Quelle satisfaction de s'élever dans les airs, de jouer avec le relief pour découvrir à faible altitude la région de votre enfance ou vos lieux de pérégrination. Cheminer le long des plages dorées, photographier le monument ou la ferme dans son écrin de verdure ou tout simplement en observant les animaux au sol ou volant à proximité.Seul ou avec d'autres pilotes : C'est magique ! ...

Le paramoteur en questions :

Le paramoteur est il dangereux ? Un paramoteur est avant tout un parapente, c’est-à-dire un engin capable de voler sans moteur.En cas de panne moteur, on se retrouve en vol plané et on atterrit normalement.Sa faible vitesse est un facteur important de sécurité.Grâce au moteur, aucun relief ni courant ascendant n’est nécessaire au décollage. On profite au contraire des aérologies calmes.

A-t-on le vertige ? Le vertige apparaît lorsqu’on est en contact avec le sol.En paramoteur comme en avion, ce phénomène n’apparaît pas.On n'est pas obliger de monter à des altitudes impressionnantes.

Le pilotage est-il compliqué ? Pour se diriger, on utilise seulement deux commandes.Pour la direction on tire du côté où l’on veut aller.Pour monter on met les gaz, et pour descendre, on les réduit.

Faut-il une bonne condition physique ? L'age minimum exigé pour passer le brevet ULM est de 15 ans. Il n'y a pas de limite supérieure.Une condition physique moyenne suffit amplement. Des aménagements particuliers, soit dans la formation, soit sur l'appareil, permettront de palier à certains handicaps physiques.Le pilotage d'un paramoteur ne nécessite pas d'efforts particuliers.Pour le décollage à pied, il faut pouvoir courir pendant quelques mètres avec le moteur sur le dos. Si ce n'est pas possible, il y a la solution du décollage sur roue (chariot).

Le paramoteur au féminin

Le paramoteur c'est cher ? C’est le moins cher de tous les sports aériens motorisés (le coût d'une moto petite à moyenne cylindrée).

Devenir pilote de paramoteur c'est compliqué ? En France, les ULM sont classés en 5 catégories, les multiaxes, les pendulaires, les autogires, les aérostats ultra légers motorisés et les paramoteurs.Pour voler légalement en France, il faut être détenteur du brevet et de la licence ULM dans la classe pratiquée. Ce titre de navigation est délivré par le ministère des transports et se prépare dans les écoles avec un instructeur dûment habilitée par la DGAC. Le candidat doit satisfaire à un examen théorique qui se passe dans les locaux des Districts et recevoir des mains de l'instructeur une attestation de contrôle en vol.Détenir son brevet de pilote paramoteur est bien plus facile que de passer son permis de conduire !

Est-ce qu'il y a des contraintes pour voler en paramoteur ? Le paramoteur fait partie des ULM et à ce titre, dans notre pays, il requière trois exigences : l'engin (voile) doit être identifié, le pilote doit avoir 15 ans au minimum et être détenteur du brevet et licence de pilote ULM, classe parachute motorisé.Le vol est soumis à la réglementation des aéronefs d'aviation légère et sportive. Par conséquent, le pilote doit appliquer les règles de vol à vue (VFR, pourVisual Flight Rules).Les cartes aériennes renseignent sur les zones réglementées ou interdites.

Ou voler en paramoteur ? La souplesse d'utilisation du paramoteur et la facilité avec laquelle il se transporte, permettent de décoller pratiquement de n'importe quel terrain à condition que le pilote ai obtenu l'autorisation de son propriétaire ou de l'exploitant.Le paramoteur, en version pédestre, décolle sur une distance de 5 à 15 m et atterrit en quelques pas à condition bien sur d’être face au vent. Pour la version à roue il faut majorer les valeurs précédentes de 30 à 50%.

Un paramoteur ça a quelles performances ?

  • Vitesse : Celle d'un parapente soit entre 22 et 50 km.h. Ces chiffres varient en fonction du type d'aile utilisé et de la charge alaire. Par rapport au sol, la vitesse du paramoteur sera augmentée ou diminuée de la vitesse du vent suivant son orientation. La vitesse en palier est définie par les caractéristiques de l'aile. Quelque soit le moteur utilisé, le paramoteur ira à la même vitesse horizontale. Un moteur plus puissant permet uniquement d'augmenter la vitesse ascensionnelle.

  • Altitude maximum : Plusieurs milliers de mètres. En effet, le rendement d'un moteur thermique 2 temps diminue au fur et à mesure de l'altitude. Avec la raréfaction de l'air, le moteur perd de sa puissance et le rendement de l'hélice diminue affectant ainsi le taux de montée. A ce jour, des paramoteur on passé la barre des 5000m. Il est beaucoup plus agréable de se promener entre 150 et 300 mètres du sol. C’est une hauteur raisonnable sur le plan de la sécurité avec une marge de manoeuvre permettant de choisir son lieu d’atterrissage.

  • Autonomie : Un moteur consomme environ 2,5 à 4,5 litres d’essence mélangé à 2% d’huile par heure, soit environ 2 à 3 heures d’autonomie. La connaissance des techniques de pilotage simples issues du parapente suffisent pour goûter aux joies du vol de durée.

  • Poids : Entre 18 et 25 kilos selon le modèle. Sachez que le poids impressionne surtout les débutants. Au sol, les pilotes expérimentés finissent par oublier qu'ils ont un moteur sur le dos.

  • Vent maxi pour voler : Il s'agit de la vitesse de vent perçue au sol. Les limites diffèrent selon la nature des lieux et le niveau du pilote. En bordure de mer, où le vent est laminaire, on pourra voler sans risque, avec 25 à 30 km/h de vent. A l'intérieure des terres, il sera prudent de ne pas décoller au-delà de 20 km/h. Suivant la force du vent, on utilisera une technique différente pour gonfler l'aile.

  • Angle de plané (finesse) : En fonction des caractéristiques propres de l'aile, il faut tabler entre 5 à 8.5 m à l'horizontale par mètre de hauteur perdu.

Peut-on apprendre seul ? Surtout pas. En voulant faire l'économie du coût d'une formation, on risque d'avoir de nombreux déboires. En premier lieu, on s'expose à l'accident. Ensuite, que ce soit son appareil ou celui d'un camarade, il y a de grande chance pour que la facture des réparations des incidents qui jalonneront la "progression", dépassent largement le prix d'une formation en école. Enfin, on ne peut pas bénéficier de l'expérience de votre instructeur tant pour la pratique du vol que pour l'adaptation/réglage du matériel. Apprendre à piloter sans être sous la responsabilité d'un instructeur est illégal.

Combien faut-il de temps pour apprendre à piloter ? En moyenne, quinze à vingt séances. 70% du temps consacré à la formation se passe au sol. En effet, s'il est relativement aisé de piloter un paramoteur dans les airs, il en est tout autrement pour la phase de décollage. Quitter le sol dans de bonnes conditions, requière de la part du pilote une très bonne maîtrise de l'aile.

Une autre expérience aérienne peut-elle accélérer la formation ? Toute expérience dans la troisième dimension est bénéfique. Cependant, le contrôle de l'aile étant assez particulier, les premières phases de maniement et de gonflage au sol resteront un point de passage obligé pour tous.

Peut on voler en paramoteur avec une aile de vol libre ? Toutes les ailes ne conviennent pas forcément à une utilisation paramoteur. Une aile, particulièrement performante en utilisation vol libre, peut s'avérer désagréable, voir dangereuse en paramoteur. Votre instructeur est de bon conseil en vous dirigeant vers un choix d'ailes qui convient à la pratique souhaitée.

Est ce qu'on peut voler à 2 ? Oui, après avoir acquis une expérience suffisante en vol monoplace. Il faut avoir la qualification "Emport passager". La grande difficulté du décollage à pieds, réside dans la synchronisation des mouvements au décollage. Pour gommer cet inconvénient, il existe des paramoteurs sur chariot.

Quelle est la maintenance pour le parapente et la motorisation ?

  • Aile : Il faut éviter d'une façon générale l'exposition au soleil en dehors des périodes de vol, et un stockage dans de mauvaises conditions (humidité et chaleur). Il faut faire vérifier périodiquement (1à 2 ans en fonction du nombre de vols) l'état de ses suspentes, et la porosité du tissu dans un atelier agréé.

  • Motorisation : La maintenance se résume à des opérations basiques, comme le changement d'une bougie et les silentblocs toutes les 50 h de vol, et le nettoyage du carburateur. Faire une visite pré vol pour contrôler à chaque vol tous les éléments mécaniques de son appareil.

Quelle est la durée de vie d'un paramoteur ? Plusieurs centaines d'heuresUn maniement régulier (accélérations et décélérations progressives) et une vérification périodique de la richesse de la carburation (couleur de la bougie) sont des éléments importants de longévité.

Peut-on voler en groupe ? Oui. Il faut veiller à ne pas être derrière un autre paramoteur (turbulences de sillage). La plus grande frustration pour un paramotoriste est de voler seul et de ne pas pouvoir partager ses émotions avec une autre personne. Vous n'aurez aucune difficulté pour trouver des compagnons de vol, que ce soit dans des sorties improvisées ou des rencontres officielles.

Y a-t-il des compétitions en paramoteur ? Oui, il existe un championnat de France, un championnat d'Europe et même du monde. Les épreuves principales sont la navigation, l'économie de carburant, et la maniabilité.

Est-il possible de voler à l'étranger ? Autant de pays, autant de réglementation. Il faut se renseigner auprès des ambassades ou directement auprès des fédérations aéronautiques. Dans certains pays, le paramoteur est totalement déréglementé. Se renseigner auprès des compagnies aériennes pour les conditions de transport du matériel, elles sont très différentes d'une compagnie à l'autre.


Pour ceux qui veulent faire du parapente :

N'attendez pas sur les congés avec une météo non garantie pour vous y mettre : commencez en toute saison, près de chez vous, avec de petites séance en fonction de vos disponibilités et de la météo.

Le paramoteur vous emmènera naturellement au parapente : vous volerez plus souvent, près de chez vous, en plaine, en air calme, ce qui est le plus sûr et le plus pratique pour découvrir le milieu aérien. Pas de longs trajets vers les sites de parapente sur fréquentés, à la poursuite du bon vent.

Par la suite vous pourrez aborder le vol en parapente. Il faudra apprendre à apprivoiser et exploiter les éléments aérologiques favorables, ce qui demande pas mal de connaissances et d'expérience.

Par la suite, en toute autonomie, vous pourrez occasionnellement mixer les deux activités, car les petits sites locaux réservent parfois de magnifiques journées de parapente.Il est tout a fait possible de voler en paramoteur et efficacement en parapente avec la même aile.


N'hésitez pas à venir voir, essayer, je me ferai un plaisir de répondre à toutes vos questions.

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Dernière mise à jour : ( 23-11-2008 )
 
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